Black-out, l'ombre du passé
DrameClaire se réveille à l'hôpital sans aucun souvenir : un drame psychologique sur la mémoire, le pardon et la résilience.
Découvrir →Laëtitia Knopik · Romancière
Je m'appelle Laëtitia Knopik. J'écris des romans où l'on se reconnaît : dans les doutes, les blessures, et la force tranquille de se relever.
« On ne change pas les gens, on leur donne juste envie de se regarder autrement. » ♡
Ici, je suis avant tout une chose : une romancière. Mes histoires parlent de corps qu'on apprend à habiter, de vies qu'on reconstruit, de vérités qu'on préfère parfois taire.
Elles sont nourries de rencontres réelles, de résilience, et d'une conviction simple : on ne change pas les gens, on leur donne juste envie de se regarder autrement. Bienvenue dans mon univers.
Du plus lumineux au plus sombre, chaque roman est né d'une rencontre, d'une observation, ou d'un silence qu'il fallait briser.
« Ces couleurs se retrouvent dans mes romans, dans mes mots, et dans mon regard sur l'humain. »
Claire se réveille à l'hôpital sans aucun souvenir : un drame psychologique sur la mémoire, le pardon et la résilience.
Découvrir →
Léna, sa reconversion en CAP pâtissier, et le courage d'écouter sa voix quand certaines blessures refusent de se taire.
Découvrir →
Justine, fraîchement larguée, part en Laponie pour un contrat vital… et croise Jonatan. Une comédie romantique à lire au coin du feu.
Découvrir →Un nouveau projet est en cours d'écriture, entre tension et clair-obscur.
En écriture
L'histoire derrière l'histoire
Un roman sur la réconciliation avec soi. ADA, c'est l'histoire d'un corps qu'on réapprend à aimer, d'une vie qu'on remet debout, portée par cette conviction : la vérité, même tue, finit toujours par éclairer le chemin.
Coulisses d'écriture, corps et estime de soi, résilience, et tout ce qui nourrit mes histoires, mot par mot.
Thriller psychologique : définition simple, différences avec le polar, ingrédients du genre et sélection de romans à lire, des classiques aux succès …
Roman qui fait pleurer : catharsis, attachement, justesse. Pourquoi ces larmes font du bien, les types d'émotions de lecture et quels livres choisir …
Roman développement personnel ou livre de conseils ? Ce que chacun apporte, un tableau pour choisir selon votre besoin et des idées de lecture pour a…
Vous venez de feuilleter mes derniers Carnets, peut-être de croiser la couverture d'un de mes romans, et vous voici un peu plus bas sur la page, là où l'on prend le temps. Bienvenue. Je suis Laëtitia Knopik, romancière, et j'écris des histoires qui parlent de nous : de ce que nous montrons et de ce que nous taisons, du regard que nous posons sur nous-mêmes quand personne ne nous voit, des liens qui nous tiennent debout quand tout vacille. Si je devais résumer mon travail en une ligne, je choisirais celle qui accompagne mon nom : des histoires pour comprendre l'humain. Pas pour le juger, pas pour le corriger, pas pour lui expliquer comment il devrait vivre, mais pour l'approcher d'un peu plus près, avec curiosité et avec tendresse. Mes héroïnes doutent, rient, se trompent, tombent et se relèvent parfois de travers. L'une a quarante ans et un reflet qu'elle ne supporte plus, une autre se réveille à l'hôpital sans savoir qui elle est, une troisième part en Laponie le cœur en miettes, une quatrième découvre qu'un rêve peut se refermer comme un piège. Elles ne sont pas des modèles à suivre : ce sont des femmes qu'on pourrait croiser à la boulangerie ou dans le métro, et c'est précisément pour cela qu'elles me passionnent. Cette partie de la page est une sorte de salon d'accueil. Installez-vous, je vous fais visiter.
Il y a une phrase qui guide tout ce que j'écris, et je préfère vous la confier dès l'entrée : « On ne change pas les gens, on leur donne juste envie de se regarder autrement. » Je n'ai jamais cru aux romans qui font la leçon. Vous connaissez sans doute ce sentiment un peu agaçant, au détour d'un livre, d'être pris par la main et conduit vers une morale soigneusement emballée, avec un joli nœud par-dessus. Ce n'est pas ce que je cherche. Je n'écris pas pour vous dire quoi penser. J'écris pour vous donner envie de regarder autrement. Regarder autrement son corps, son passé, ses amitiés, sa colère, ses silences. Regarder autrement la personne assise en face de soi, celle qui sourit trop ou celle qui ne parle jamais. Un roman, pour moi, ressemble à une fenêtre qu'on entrouvre : on y voit d'abord la vie d'une autre, puis, sans prévenir, un bout de la sienne se reflète dans la vitre. C'est ce petit choc que j'aime provoquer, doucement, sans brusquer personne. Sur ce site, vous trouverez mes romans, bien sûr, mais aussi mes Carnets, un espace où je raconte les coulisses de l'écriture, les thèmes qui me travaillent, les lectures que j'aime partager et tout ce qui entoure la vie d'un livre. Tout y est pensé pour vous, lectrices et lecteurs, et pour personne d'autre.
Avant d'être romancière, j'ai exercé comme diététicienne, et c'est de ce métier qu'est né Ada. J'accompagnais des clientes suivies en gestion de poids. Elles venaient pour une question de silhouette, et j'ai compris que le vrai sujet se trouvait presque toujours ailleurs : ces femmes étaient bien plus en manque de confiance que de kilos en trop. Derrière la balance, il y avait un regard, souvent le leur, parfois celui des autres, qui les avait peu à peu convaincues qu'elles ne méritaient pas d'être regardées avec douceur. Aucun tableau, aucune liste, aucune recette ne pouvait répondre à cette blessure-là. Il fallait autre chose, un détour, une histoire dans laquelle on puisse se reconnaître sans se sentir jugée. C'est ainsi qu'Ada est arrivée : comme la réponse que j'avais envie d'offrir à ces femmes, et à toutes celles qui, un jour, se sont senties étrangères à leur propre reflet. Je le précise avec soin, parce que cela compte beaucoup pour moi : mes romans ne sont pas des méthodes, ils ne contiennent aucun conseil de régime, ils ne prétendent soigner personne. Ils racontent, simplement, et laissent à chacune et à chacun la liberté d'y trouver ce dont il a besoin, un sourire, une larme, une question, ou seulement le plaisir d'une bonne histoire.
Ce métier d'écoute a laissé sa trace dans ma façon d'écrire. Je m'intéresse moins à ce que mes personnages affichent qu'à ce qu'ils cachent, moins à leurs grandes déclarations qu'à leurs petites contradictions : la femme qui se trouve trop ceci ou pas assez cela, l'amie qui rit fort pour ne pas avoir à parler, la jeune fille qui dit « ce n'est rien » alors que tout, en elle, crie le contraire. C'est dans ces interstices que se loge, à mes yeux, la vérité d'un être humain, et c'est là que j'aime planter ma plume. Les lectrices et les lecteurs décrivent volontiers mes livres comme faciles à lire, fluides, rythmés, et j'en suis heureuse, car la simplicité est un choix. Je veux que l'on entre dans mes histoires comme on entre chez une amie : sans avoir à retirer ses chaussures de lectrice exigeante, mais en sachant qu'on y parlera de choses qui comptent. Une écriture accessible n'est pas une écriture légère. On peut rire à une page et avoir la gorge serrée à la suivante, et c'est même ce mélange que je recherche. La vie ne sépare pas le drôle et le grave en deux rayons distincts, pourquoi les romans le feraient-ils ? J'aime les livres qui ressemblent à la vie, tendres et lucides à la fois.
Quand je regarde mes romans côte à côte, je vois des genres très différents : un roman initiatique aux frontières du développement personnel, une comédie romantique de Noël, un drame psychologique, un roman inspiré d'une histoire vraie. Et pourtant, les mêmes fils les traversent, comme une trame secrète. Le premier, c'est l'estime de soi et son inséparable compagne, la confiance : cette petite voix intérieure qui nous encourage ou qui nous démolit, selon les jours. Le deuxième, c'est le corps, et le regard des autres qui s'y pose, parfois bienveillant, souvent lourd. Viennent ensuite la résilience, cette manière mystérieuse de se relever après une chute qui aurait dû nous briser, et la mémoire, ce qu'elle garde, ce qu'elle efface, ce qu'elle nous oblige à regarder en face. Il y a aussi le handicap, et notamment le handicap invisible, dont on parle si peu et qui transforme pourtant une vie entière. Il y a le pardon, et la reconstruction, qui n'est jamais un retour à l'identique mais l'invention d'une autre forme. Enfin, il y a la sororité, cette solidarité entre femmes qui, dans mes livres, sauve souvent plus sûrement que n'importe quel prince charmant.
À ces thèmes lumineux s'en ajoutent d'autres, plus sombres, que j'apprivoise peu à peu : l'emprise, la manipulation, la vengeance, la folie. Ils affleurent déjà dans certaines pages et prendront toute leur place dans le roman que j'écris en ce moment. Je ne les vois pas comme une rupture, plutôt comme l'autre versant de la même montagne. Car on ne peut pas parler sincèrement de confiance en soi sans parler de ceux qui s'emploient à la détruire, ni de reconstruction sans regarder ce qui a été abîmé. Entre ces deux pôles, la douceur et la noirceur, je circule librement, un peu comme on passe d'une pièce ensoleillée à une cave où l'on garde les vieilles malles. La douceur, vous la trouverez par exemple dans ma romance de Noël, avec ses flocons et son chocolat chaud ; la noirceur, vous la sentirez monter dans mes drames et, bientôt, dans mon thriller. Mais ce qui relie tout cela reste la même curiosité : comprendre pourquoi nous agissons comme nous agissons, pourquoi nous nous faisons tant de mal parfois, et comment nous trouvons la force de nous en sortir. Chaque roman creuse ces questions sous un angle nouveau, et chaque lectrice ou lecteur y apporte ses propres réponses.
Ada a quarante ans et toute une vie à remettre d'aplomb. Entre une carrière prenante, un regard dur sur son corps et le poids des apparences, elle s'est peu à peu oubliée. Lorsqu'un événement inattendu la pousse à tout reconsidérer, elle entame un voyage bien particulier, celui qui ne se mesure pas en kilos, mais en estime de soi. Au fil de rencontres inspirantes, de doutes et de rires, elle redécouvre la femme qu'elle est vraiment : imparfaite, sincère et profondément vivante. Ce roman porte aujourd'hui le titre de sa nouvelle édition, ADA, quand accepter son corps devient une aventure intérieure, mais celles et ceux qui l'ont découvert à ses débuts l'ont connu sous un nom plus espiègle, Ada ou comment devenir une fantastibuleuse. J'ai gardé une immense tendresse pour ce mot inventé, mi-fantastique, mi-fabuleuse, qui dit bien ce que j'espérais pour mon héroïne et pour mes lectrices : non pas devenir parfaite, mais devenir pleinement soi, avec panache. La question qui clôt la quatrième de couverture résume tout l'esprit du livre, et je vous la pose à mon tour : êtes-vous prête, vous aussi, à devenir fantastibuleuse ?
Ada est un roman contemporain initiatique, aux frontières du développement personnel, mais c'est d'abord une histoire, avec ses élans, ses maladresses et ses éclats de rire. Je ne voulais surtout pas écrire un manuel déguisé : je voulais une héroïne à laquelle on s'attache, dont on partage les colères et les petites victoires, et qui nous fait réfléchir sans jamais nous faire la morale. La plume se veut douce, drôle et juste, et le roman se referme, je l'espère, sur l'envie de se regarder enfin avec tendresse. Une lectrice a écrit à son propos : « Tout le monde peut se reconnaître dans Ada. On a toutes à un moment donné été en désaccord avec notre corps. » Cette phrase me touche, car elle dit exactement ce que je souhaitais : qu'Ada ne soit pas une exception, mais un miroir tendu à beaucoup d'entre nous. Si vous avez déjà évité une photo de groupe, soupiré devant une cabine d'essayage ou refusé un compliment parce que vous n'y croyiez pas, Ada vous parlera. Et si ce n'est pas votre cas, elle vous aidera peut-être à mieux comprendre une amie, une sœur, une mère qui, elle, connaît ce combat silencieux par cœur.
Changement de climat, et même de latitude. Mon roman de Noël se présente comme une comédie romantique à consommer au coin du feu, avec un bon chocolat chaud et ses chamallows, et je ne saurais mieux dire. Justine vient de se faire larguer, ou plutôt humilier, trois semaines plus tôt. Et voilà qu'on l'envoie passer Noël en Laponie, l'endroit le plus romantique qui soit, pour décrocher un contrat juteux, essentiel à la survie de l'entreprise qu'elle a créée avec Emma, sa meilleure amie, enceinte jusqu'au cou. Emma vit le parfait amour, Justine va de déception en déception : croire en l'amour lui semble impossible, et l'observer chez les autres paraît être son destin. C'est alors qu'elle rencontre Jonatan, revenu dans son village natal pour les affaires, notamment pour récupérer l'héritage familial et mieux réinvestir dans la Silicon Valley, un homme pour qui l'amour rime avec business. Quelques flocons de neige et un chocolat chaud plus tard, une étincelle pourra-t-elle naître dans le cœur de chacun d'eux ? Je vous laisse le découvrir, bien sûr, car c'est tout le sel, ou plutôt tout le sucre, de ce genre.
On sous-estime souvent la comédie romantique, comme si la douceur était un sous-genre. Je crois au contraire qu'il faut beaucoup de justesse pour faire sourire, pour rendre crédibles deux personnes que tout oppose et pour offrir à la lectrice ce plaisir particulier de savoir sans savoir comment les choses vont tourner. Ce roman est un cocon pour les longues soirées d'hiver, un vrai feel-good de Noël, chaleureux comme un film qu'on regarde blotti sous un plaid. Une lectrice l'a d'ailleurs formulé mieux que moi : « On est plongée dans une véritable romance de Noël comme on les aime, c'est comme si l'on regardait un film du genre à la télévision. C'est tout doux, tout chaud. » Derrière les guirlandes, on y retrouve pourtant mes fils rouges : une femme blessée qui doute de sa valeur, une amitié solide qui tient lieu de boussole, et cette question qui me suit de livre en livre, celle de la confiance qu'on ose accorder, aux autres comme à soi-même. La douceur n'empêche pas la profondeur : elle la rend simplement plus facile à recevoir, comme une vérité qu'on vous glisse avec une tasse fumante entre les mains.
Avec mon troisième roman, j'ai choisi d'explorer un territoire plus trouble. Dans l'ombre de l'incertitude, une femme se réveille à l'hôpital, l'esprit empreint d'un vide insondable. Elle s'appelle Claire, elle sort d'un accident indemne physiquement, mais frappée d'amnésie rétrograde : elle ne sait plus qui elle est. Les fragments de sa mémoire flottent dans l'obscurité comme les pièces dispersées d'un puzzle brisé. Qui était-elle, vraiment, avant de sombrer ? Que va-t-elle découvrir ? Entre rééducation, hypnose et rencontres marquantes, Claire reconstitue peu à peu ce passé fragmenté, jusqu'à devoir choisir ce qu'elle en fait. Je ne vous en dirai pas davantage, car ce livre repose sur une tension qui se goûte page après page, et certains lecteurs ont salué un dénouement qui les a pris par surprise. Ce qui me fascinait, en l'écrivant, c'était cette question vertigineuse : que reste-t-il de nous quand nos souvenirs s'effacent ? Je me demandais si nous ne sommes que l'addition de ce que nous avons vécu, ou si l'on peut se réinventer sur une page blanche. Claire avance avec cette interrogation au ventre, et la lectrice ou le lecteur avance avec elle, un pas après l'autre, dans la pénombre.
Black-out est un drame psychologique, un genre qui nous entraîne dans les méandres de l'esprit humain, là où chaque émotion, chaque pensée et chaque geste des personnages portent une signification plus profonde. C'est aussi un roman sur le handicap invisible, la résilience et l'acceptation de soi, des sujets que j'ai voulu aborder avec pudeur, sans voyeurisme ni pathos. On parle peu des blessures qui ne se voient pas, de ces personnes qui semblent aller bien et qui, pourtant, doivent réapprendre à habiter leur propre vie. Un lecteur a résumé le livre avec une justesse qui m'a émue : « Un roman qui parle du handicap avec pudeur, de la résilience et au bout du compte de l'acceptation de soi. » Si vous aimez les histoires qui avancent comme une enquête intérieure, où le suspense ne naît pas d'une course-poursuite mais d'un souvenir qui revient par éclats, ce livre est fait pour vous. On s'y laisse porter avec envie, en se demandant sans cesse ce que l'on ferait à la place de Claire, et c'est peut-être là le plus troublant : se surprendre à imaginer ce que l'on garderait, soi, de sa propre mémoire.
Certains livres s'écrivent avec plus de gravité que d'autres. Non, ce n'est pas rien, sous-titré « Parce que certaines blessures refusent de se taire », est un roman inspiré d'une histoire vraie. Léna n'a jamais trouvé sa place à l'école. Depuis, elle enchaîne les petits boulots et s'évade sur le terrain de foot, avec son équipe de toujours et des copines en or : là, au moins, elle respire. Mais c'est en cuisine, entre chocolat fondant et ganaches montées, qu'elle révèle sa vraie passion. Un soir, ses amies l'encouragent à se lancer : une école, un CAP pâtissier, une reconversion. L'avenir semble s'éclairer, sucré et prometteur, jusqu'à ce que son alternance, porte d'entrée vers sa nouvelle vie, devienne un piège. Car sous les compliments se cachent des gestes, des regards, des mots qui brisent. Alors que le rêve vire au cauchemar, Léna devra puiser dans ses ressources, dans sa colère, dans l'amour des siens et la force de ses choix pour reprendre le contrôle. C'est un roman sur la reconstruction, sur la sororité et sur le courage d'écouter sa voix, même quand tout autour pousse à se taire.
J'ai pensé ce livre comme un roman-témoignage, pour libérer la parole des femmes, et en particulier des jeunes femmes qui ont peur ou qui n'osent pas parler. Il est accessible dès 16-17 ans : aucune scène difficile n'y est décrite explicitement, parce que je voulais qu'il puisse circuler, être prêté, lu en famille ou en classe, ouvrir des conversations plutôt que les fermer. Son titre est une réponse à tous ceux qui minimisent, qui haussent les épaules, qui disent « ce n'est rien, c'était pour rire ». Non, ce n'est pas rien. La colère de Léna, que l'on voudrait parfois faire taire parce qu'elle dérange, y est montrée pour ce qu'elle est : une force qui protège et qui remet debout. Et autour d'elle, il y a ses amies, ses coéquipières, cette sororité joyeuse et têtue qui tient bon quand les adultes détournent le regard. Si ce livre fait écho à ce que vous vivez ou à ce qu'a vécu une personne proche, sachez qu'en France le 3919 (Violences Femmes Info) est gratuit et anonyme, et que le Défenseur des droits peut être saisi en cas de harcèlement au travail. Parler, c'est déjà commencer à reprendre la main sur sa propre histoire.
Mon prochain roman sera plus noir. Il est en cours d'écriture, et je préfère le laisser mûrir dans l'ombre plutôt que de vous en dévoiler trop tôt les contours. Je peux simplement vous dire qu'il m'emmène du côté du thriller et du polar psychologique, là où rôdent l'emprise, la manipulation, la vengeance et parfois la folie. Certains s'en étonnent : comment une plume réputée douce peut-elle s'aventurer sur ces terres-là ? Je crois que c'est au contraire une continuité. Quand on s'intéresse de près à la manière dont une personne perd confiance en elle, on finit forcément par s'intéresser à ceux qui profitent de cette faille. L'emprise, au fond, c'est l'envers exact de tout ce que racontent mes autres livres : au lieu d'aider quelqu'un à se regarder autrement, on lui apprend à ne plus se voir du tout. Explorer ce mécanisme dans une fiction, c'est une façon d'en démonter les rouages, de le rendre visible, pour que les lectrices et les lecteurs le reconnaissent plus vite, dans les livres comme ailleurs. Si vous avez aimé la tension de Black-out, vous devriez vous sentir en terrain connu, avec quelques frissons de plus.
Je ne cherche pas la noirceur pour elle-même. Les histoires sombres nous attirent parce qu'elles nous permettent de traverser nos peurs à distance, en sécurité, un livre entre les mains et une lampe allumée. Elles nous posent des questions que la lumière du jour tient à l'écart, comme celle de savoir reconnaître un manipulateur quand il a le visage d'un ami, ou de mesurer jusqu'où nous irions, nous, si l'on nous poussait à bout. Dans ce roman comme dans les autres, je veux montrer la complexité des êtres sans glorifier la violence ni caricaturer les troubles psychiques. Et je garde, même dans l'ombre, ce qui fait ma signature : l'attention aux personnages, l'envie de comprendre plutôt que de condamner d'avance. Si une lecture sombre venait à réveiller chez vous une détresse trop lourde, sachez qu'il existe le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et joignable 24 h/24 ; aucun roman ne remplace une voix humaine au bout du fil. En attendant de pouvoir vous en dire davantage, je vous raconte dans mes Carnets ce qui se passe quand une autrice change de genre, et pourquoi le suspense fonctionne si bien sur nous.
Juste au-dessus de ces lignes, vous avez aperçu mes derniers Carnets. C'est ainsi que j'ai choisi d'appeler le blog de ce site, parce que le mot me ressemble davantage : un carnet, c'est intime, on y griffonne, on y colle des idées, on y revient. Chaque Carnet répond à une question que se posent les lectrices et les lecteurs, et que je me pose souvent moi-même en refermant un livre. Pourquoi s'attache-t-on autant à certains personnages, pourquoi aime-t-on les romans qui font pleurer, quelle différence entre un thriller, un polar et un roman noir : ce sont ces questions qui guident mes pages. Ici, pas de cours d'écriture ni de méthode pour auteurs en herbe : je raconte, je partage, je recommande, toujours du côté de celles et ceux qui lisent. Les Carnets sont publiés au fil des semaines et se rangent en quatre rubriques, comme quatre tiroirs d'un même secrétaire. Vous pouvez les parcourir dans l'ordre ou piocher selon votre curiosité du jour ; chacun se lit seul, mais ils se répondent les uns aux autres, et l'on passe volontiers de l'un à l'autre comme on tire un fil.
Dans les coulisses de l'écriture, je vous ouvre la porte de cette pièce un peu en désordre où mes romans prennent forme. D'où viennent les idées, comment naît un personnage, pourquoi un premier chapitre accroche ou déçoit, ce qu'est vraiment la page blanche, ce qui se passe entre le manuscrit et le livre que vous tenez entre vos mains : tout cela, je le raconte comme on montre l'envers d'un décor de théâtre, pour que vous lisiez autrement ensuite. Savoir comment une scène a été construite n'abîme pas la magie, bien au contraire : on devient plus attentif aux détails, on repère les indices semés en chemin, on comprend pourquoi un dialogue nous fait rire ou pleurer. C'est un peu comme apprendre l'histoire d'une vieille maison, ses murs vous parlent davantage.
La rubrique thèmes et personnages de roman est la plus vaste, et sans doute la plus proche de mon cœur. J'y parle d'estime de soi, de corps, de résilience, de mémoire, de pardon, d'emprise, de sororité, de colère, de handicap, avec à chaque fois des romans réels à découvrir, les miens étant présentés honnêtement comme tels. C'est l'endroit où les fils rouges de mes livres rencontrent ceux de toute la littérature. Vous y croiserez des héroïnes blessées, des méchants fascinants, des narrateurs qui trompent leur monde, et surtout beaucoup de questions sur ce qui nous fait vibrer en lisant. Chaque article cherche à éclairer un thème sans le simplifier, en respectant sa complexité et en vous laissant libre de vos conclusions.
Vous refermez un livre et vous ne savez plus quoi lire ? Mes idées de lecture sont faites pour ce moment flottant. Thrillers qui se lisent d'une traite, romans à fin inattendue, fausses pistes, polars plus ou moins réalistes : j'y explique les genres pour que vous puissiez choisir selon votre humeur, et j'y glisse des titres que j'aime vraiment. Comprendre ce qui distingue un roman noir d'un thriller psychologique, ou pourquoi un cliffhanger nous empêche d'éteindre la lumière, aide à mieux se connaître comme lectrice ou lecteur, et donc à se tromper moins souvent en choisissant. C'est aussi, je l'avoue, une manière de partager le plaisir que j'éprouve à me faire piéger par une bonne intrigue.
Enfin, la rubrique autour du livre rassemble ce qui se passe avant et après la lecture : comment un roman est publié, comment lire une quatrième de couverture, pourquoi les titres comptent tant, ce qu'est un bêta-lecteur, comment soutenir un auteur dont on aime les livres, ou encore quelles comédies romantiques de Noël ouvrir au coin du feu. Cette rubrique est née d'une conviction simple : les lecteurs ont le droit de savoir comment les livres arrivent jusqu'à eux, et ce savoir rend chaque lecture plus riche, chaque choix plus libre, chaque rencontre avec un auteur plus juste.
Je me demande souvent qui vous êtes, vous qui lisez ces lignes. Peut-être une lectrice qui s'est un jour sentie étrangère à son reflet et qui cherche une histoire où se reconnaître sans être jugée. Peut-être un lecteur curieux, attiré par un titre, une couverture, un mot glissé par une amie. Peut-être une professionnelle qui accompagne des personnes en perte de confiance et qui cherche un roman à conseiller, comme cette lectrice diététicienne qui a découvert dans Ada une autre approche. Peut-être une mère qui cherche un livre à mettre entre les mains de sa fille de dix-sept ans pour ouvrir une conversation difficile. Peut-être, tout simplement, quelqu'un qui a envie d'une bonne histoire pour un dimanche pluvieux ou une soirée de décembre. Tous ces chemins mènent ici, et tous sont les bienvenus. Ce que vous trouverez, je l'espère, c'est un endroit où l'on parle de livres avec sérieux sans se prendre au sérieux, où l'on peut rire et réfléchir dans la même page, et où chaque roman est présenté honnêtement, pour ce qu'il est, sans promesse démesurée.
Ce que vous ne trouverez pas, en revanche, compte tout autant. Vous ne trouverez pas de leçons de vie assénées d'en haut, ni de méthode miracle pour aimer son corps en sept jours. Vous ne trouverez aucun conseil de régime, aucun diagnostic, aucune promesse de guérison : un roman peut être un appui précieux, une main tendue, un moment où l'on respire mieux, mais il ne remplace jamais un accompagnement professionnel quand on en a besoin. Vous ne trouverez pas non plus de jugement sur vos goûts de lecture. Vous aimez les romances de Noël et les thrillers qui empêchent de dormir ? Moi aussi, j'aime ce grand écart, et je crois que la littérature est assez vaste pour accueillir toutes nos humeurs. Enfin, vous ne trouverez pas ici de fausse proximité : je ne vous raconterai pas ma vie par le menu, parce que ce sont mes personnages qui ont des choses à vous dire, bien plus que moi. Ce que je vous offre, c'est mon regard, mes questions, mes histoires, et la conviction que lire reste l'une des plus belles façons de mieux se comprendre.
Quatre romans, quatre climats : il n'existe pas d'ordre obligatoire pour les découvrir, chacun se lit indépendamment. Je vous propose donc de vous laisser guider par votre humeur du moment, qui est souvent la meilleure des conseillères. Si vous avez envie de chaleur, de sourires et d'un cœur qui se réchauffe à mesure que la neige tombe, commencez par ma romance de Noël, idéalement un soir d'hiver, avec une boisson chaude à portée de main. Si vous traversez une période où votre reflet vous semble un adversaire, où vous doutez de votre place ou de votre valeur, Ada vous attend, avec ses rires, ses doutes et son invitation à devenir fantastibuleuse. Si vous aimez qu'un livre vous tienne en haleine et vous oblige à tourner les pages tard dans la nuit, Black-out saura vous garder éveillée ou éveillé. Et si vous cherchez une histoire qui donne du courage, qui parle de parole libérée et d'amitié solide, ou si vous voulez offrir un roman à une jeune femme qui en a besoin, Non, ce n'est pas rien est sans doute le livre à ouvrir.
Il arrive aussi que l'on choisisse un livre non pas pour soi, mais pour quelqu'un d'autre. Dans ce cas, pensez à ce que cette personne traverse plutôt qu'à ce qu'elle lit d'habitude : un roman qui arrive au bon moment peut toucher bien au-delà des préférences de genre. Pour une amie qui se dénigre sans cesse, Ada ; pour quelqu'un qui aime les énigmes et les vertiges de la mémoire, Black-out ; pour celle qui a besoin de douceur après une rupture, la Laponie de Justine ; pour une adolescente de 16 ou 17 ans ou une jeune adulte, Non, ce n'est pas rien, qui peut devenir un point de départ pour parler. Voici un petit récapitulatif pour vous aider à y voir clair, à garder dans un coin de votre tête la prochaine fois que vous hésiterez devant une pile de livres ou un cadeau à choisir avec le cœur.
| Votre humeur du moment | Le roman à ouvrir |
|---|---|
| Envie de douceur, de flocons et d'un chocolat chaud | L'amertume du cacao peut-elle faire fondre les flocons de neige ?, comédie romantique de Noël |
| Besoin de vous réconcilier avec votre reflet | Ada, roman initiatique lumineux sur l'estime de soi |
| Envie de suspense et de vertige intérieur | Black-out, l'ombre du passé, drame psychologique |
| Besoin de courage, de sororité et de parole libérée | Non, ce n'est pas rien, roman inspiré d'une histoire vraie, dès 16-17 ans |
| Envie de frissons plus noirs | Mon prochain roman, un thriller en cours d'écriture |
Je n'ai pas la prétention de changer la vie de qui que ce soit. Je le répète volontiers : on ne change pas les gens, on leur donne juste envie de se regarder autrement. Mais j'aime l'idée qu'une page, une réplique, une scène puisse rester avec vous quelques jours après la lecture, comme un parfum sur une écharpe. Qu'en passant devant un miroir, vous vous souveniez d'Ada et que vous vous accordiez un regard un peu plus clément. Qu'en entendant quelqu'un minimiser une blessure, vous pensiez à Léna et que vous osiez dire, à votre tour, que non, ce n'est pas rien. Qu'en regardant tomber la neige, vous retrouviez la légèreté d'une romance où l'amour cherche une fissure où se glisser. Qu'en fouillant vos propres souvenirs, vous mesuriez, comme Claire, combien la mémoire façonne ce que nous sommes. Ce sont de petites choses, mais je crois profondément que les petites choses, mises bout à bout, finissent par dessiner une autre manière d'être au monde.
Ce site est une maison ouverte, et vous y êtes chez vous. Revenez quand vous voulez : les Carnets s'enrichissent régulièrement, les romans vous attendent sur leurs pages respectives, et mon prochain livre, plus noir, avance dans l'ombre en attendant de vous être présenté. Si l'envie vous prend de rester en contact, la lettre d'information, juste en dessous, vous permettra de suivre les nouveautés sans rien manquer. Et si un de mes romans vous a touchée ou touché, parlez-en autour de vous : pour une autrice, le bouche-à-oreille des lecteurs reste le plus beau des cadeaux, bien plus précieux que n'importe quelle vitrine. Je vous souhaite de belles lectures, qu'elles soient douces comme un chocolat chaud ou sombres comme une nuit sans lune, et j'espère que, de page en page, vous trouverez ici ce que je cherche moi-même en écrivant : des histoires pour comprendre l'humain, et peut-être, au détour d'un chapitre, un peu mieux vous comprendre vous-même.
Recevez mes prochaines sorties, mes coulisses d'écriture et parfois un premier chapitre en avant-première, directement dans votre boîte mail, sans spam, promis.
Un premier chapitre offert à l'inscription. Désinscription en un clic.
Aucune date annoncée pour le moment. Salons, dédicaces, rencontres lecteurs : les prochains rendez-vous s'afficheront ici, dès qu'une nouvelle rencontre se profile.