Thèmes et personnages de roman : pourquoi nous touchent-ils autant ?

Qu'est-ce qu'un roman initiatique et lesquels lire ?

Un roman initiatique raconte la transformation intérieure d'un personnage qui, au fil d'épreuves et de rencontres, quitte une ancienne version de lui-même pour devenir plus lucide, plus libre ou plus vrai. On l'appelle aussi roman d'apprentissage : le héros part (parfois sans bouger de chez lui), se trompe, rencontre un guide, traverse une crise, puis revient changé. Le genre est ancien, de Candide au Grand Meaulnes, mais il n'a jamais été aussi vivant, car il répond à une question que chacun se pose un jour : comment devient-on soi-même ? Pour le découvrir, vous pouvez lire des classiques comme Siddhartha de Hermann Hesse, des quêtes plus modernes comme L'Alchimiste de Paulo Coelho, ou des initiations d'aujourd'hui qui se vivent à quarante ans. Je vous explique ici ce qui fait un roman initiatique, pourquoi il nous touche autant, et quels titres ouvrir en premier.

Qu'est-ce qu'un roman initiatique, au juste ?

Le mot « initiation » évoque des rites anciens, des portes secrètes, des passages d'un monde à l'autre. Le roman initiatique garde quelque chose de cette solennité, mais il la transpose dans une vie ordinaire. Dans la rubrique thèmes et personnages de mes romans, je m'intéresse beaucoup à ces héros qui changent sous nos yeux, parce que c'est souvent là que le lecteur se reconnaît le mieux. La définition tient en une phrase : un roman initiatique suit un personnage qui apprend quelque chose d'essentiel sur lui-même et sur le monde, et qui en sort transformé. Tout le reste, les péripéties, les lieux, les rencontres, est au service de cette métamorphose.

Le chemin du roman initiatiquele monde connul'inconnuseuilLe quotidienLe départl'appel, souvent refuséLes épreuvessortir de ses habitudesLe guideLa crisele fond du cheminLe retourtransformé
Du quotidien au retour transformé, le héros franchit un seuil, s'enfonce dans l'inconnu et revient changé : c'est le cercle de toute initiation.

Une transformation intérieure avant tout

Ce qui distingue le roman initiatique d'un simple roman d'aventures, c'est que le vrai mouvement se passe à l'intérieur. Le héros peut traverser des continents ou ne jamais quitter sa ville : ce qui compte, c'est l'écart entre la personne qu'il est au début et celle qu'il est devenue à la fin. Un roman d'aventures pur se contente souvent de ramener son héros au point de départ, plus riche ou plus célèbre, mais fondamentalement identique. Le roman initiatique, lui, ne permet pas ce retour à l'identique : quelque chose a bougé pour toujours, une illusion est tombée, une peur a été apprivoisée, une vérité a été acceptée. Pour le lecteur, cet écart est une source de plaisir particulière. On observe le personnage comme on regarderait grandir un proche, avec impatience, inquiétude et tendresse. On voit venir certaines erreurs, on espère qu'il comprendra plus vite, et l'on éprouve une joie réelle quand il franchit enfin le seuil qu'on attendait pour lui, parfois bien après nous.

Le roman d'apprentissage, héritier d'une tradition allemande

Les spécialistes de littérature utilisent souvent le terme allemand de Bildungsroman, que l'on traduit par « roman de formation » ou « roman d'apprentissage ». L'exemple fondateur est Les Années d'apprentissage de Wilhelm Meister, de Goethe, publié à la fin du XVIIIe siècle : un jeune homme attiré par le théâtre y cherche sa place dans la société et découvre peu à peu ce qu'il veut vraiment faire de sa vie. Le modèle a ensuite essaimé partout en Europe. En France, le XIXe siècle en a donné des exemples célèbres, comme L'Éducation sentimentale de Flaubert, où Frédéric Moreau apprend surtout, à ses dépens, que la vie ne ressemble pas aux rêves de sa jeunesse. On pourrait distinguer le roman de formation, centré sur l'entrée dans l'âge adulte, et le roman initiatique, plus symbolique et plus spirituel, mais dans l'usage courant les deux expressions se recouvrent largement. Retenez surtout qu'il s'agit toujours de suivre quelqu'un qui apprend à vivre, avec ses faux pas et ses éblouissements.

Du conte au voyage du héros

Le roman initiatique puise aussi dans une source bien plus ancienne : les contes et les mythes. Pensez au Petit Poucet qui s'enfonce dans la forêt, aux héros grecs qui descendent aux Enfers, aux chevaliers en quête du Graal. Dans Le Héros aux mille et un visages, Joseph Campbell a montré que beaucoup de récits du monde entier suivent un schéma voisin, qu'il résume en trois grands temps : le départ, l'initiation, le retour. Le héros quitte son monde familier, affronte des épreuves avec l'aide d'un guide, puis revient porteur d'un savoir nouveau. Ce modèle, qu'on appelle souvent le « voyage du héros », a inspiré d'innombrables romanciers et scénaristes. Le connaître est utile en tant que lecteur : il permet de repérer la structure profonde d'une histoire, même quand elle se déroule dans un bureau, une cuisine ou un cabinet médical. Il explique aussi pourquoi certaines intrigues nous paraissent si naturelles : elles épousent une forme que l'humanité se raconte depuis des millénaires, et que nous reconnaissons sans même y penser.

Les grandes étapes d'un roman initiatique

Si chaque roman initiatique invente son propre chemin, on retrouve presque toujours les mêmes jalons, un peu comme les stations d'une ligne de train que l'on connaît par cœur. Les repérer ne gâche rien, au contraire : cela permet de goûter la manière dont chaque auteur les réinvente. Un départ peut être un exil ou une simple décision prise un mardi soir ; un guide peut être un vieux sage ou une collègue un peu trop franche ; une crise peut prendre la forme d'une maladie, d'un deuil ou d'un fou rire incontrôlable. Voici les trois temps forts à guetter dans vos prochaines lectures.

Carnet aux pages blanches avec signet bordeaux, galet et fleur séchée sur du lin : le voyage du héros reste à écrire
Comme ce galet poli par le temps, le héros d'un roman initiatique se façonne étape après étape, au fil des pages encore blanches.

Le départ, ou la fissure dans le quotidien

Tout commence par une rupture. Le héros vivait dans un équilibre, parfois confortable, souvent fragile, et un événement vient le déranger : une rencontre, une perte, une humiliation, une lettre, un diagnostic, un simple reflet dans une vitrine. Campbell parle d'« appel à l'aventure », et il note que le héros commence souvent par le refuser. C'est un moment que j'aime beaucoup en tant que lectrice, parce qu'il ressemble tellement à la vie : on sent que quelque chose doit changer, et l'on fait tout pour ne pas le voir. Imaginons une héroïne qui découvre une photo d'elle prise à son insu lors d'un mariage ; elle la regarde, se trouve méconnaissable, la range dans un tiroir et se promet de ne plus y penser. Le roman initiatique commence précisément là, dans ce tiroir qu'on voudrait garder fermé. Plus tard, quand elle le rouvrira, le lecteur mesurera tout le chemin parcouru depuis ce premier refus.

Les épreuves et la rencontre du guide

Une fois en route, le héros affronte une série d'épreuves qui le forcent à sortir de ses habitudes. Elles peuvent être spectaculaires ou minuscules : traverser un désert, prendre la parole en public, dire non pour la première fois, entrer dans une boutique où l'on ne se sentait pas à sa place. Presque toujours, il croise un guide, un mentor, une figure qui l'aide à comprendre ce qu'il vit. Dans les contes, c'est la fée ou le vieillard au bord du chemin ; dans les romans contemporains, c'est une amie, une voisine âgée, un enfant, parfois un inconnu dans un train. Le guide ne fait pas le chemin à la place du héros : il lui tend un miroir, lui pose une question, lui transmet un outil. Pour le lecteur, ces rencontres sont souvent les passages les plus marquants, ceux qu'on souligne au crayon. On y trouve des phrases qu'on a envie de garder pour soi, comme si le guide s'adressait aussi un peu à nous.

Le retour transformé

Vient enfin le retour, qui n'est pas forcément un retour physique. Le héros revient à sa vie, mais il ne la regarde plus de la même manière. Il a gagné une lucidité, une confiance, une paix, parfois une blessure assumée. Ce dernier temps est délicat à réussir pour un romancier, et passionnant à observer pour un lecteur : trop triomphal, il sonne faux ; trop discret, il frustre. Les plus beaux romans initiatiques trouvent une fin juste, où la transformation se lit dans un geste simple. Une femme qui accepte enfin de se baigner devant les autres, un homme qui rappelle son père, une adolescente qui choisit sa propre route plutôt que celle qu'on avait prévue pour elle. Ce sont des victoires modestes, et c'est pour cela qu'elles nous émeuvent : elles sont à notre portée. En refermant un tel livre, on se surprend souvent à se demander quel serait, dans sa propre vie, ce petit geste qui dirait qu'on a changé.

Pourquoi le roman initiatique nous parle autant

Le roman initiatique traverse les siècles sans perdre de sa force, et ce n'est pas un hasard. Il raconte ce que tout le monde vit : le passage d'un état à un autre, le moment où l'on se découvre différent de ce qu'on croyait. Quand on sait comment naît un roman, on comprend aussi que ces histoires partent souvent d'une question intime de l'auteur, ce qui explique leur sincérité. Le tableau ci-dessous met en regard ce que vit le héros et ce que cette expérience éveille chez vous en lisant, avant de détailler trois raisons profondes de notre attachement à ce genre.

Ce que vit le hérosCe que cela éveille chez le lecteur
Une rupture avec son quotidienLe souvenir de ses propres tournants de vie
Des doutes et des erreursUn soulagement : on n'est pas seul à hésiter
La rencontre d'un guideDes phrases qu'on a envie de garder pour soi
Une crise ou une chuteDe l'empathie et l'envie qu'il se relève
Un retour transforméL'espoir que le changement est possible

Se reconnaître dans un personnage en chemin

Nous aimons les personnages parfaits dans les films d'action, mais dans les romans, ce sont les personnages en chemin qui nous touchent. Un héros initiatique commence toujours avec des failles : il est naïf, maladroit, blessé, trop sûr de lui ou pas assez. Ces failles sont autant de portes d'entrée pour le lecteur. On se reconnaît dans la jeune fille qui n'ose pas parler, dans l'homme qui s'accroche à une vie qui ne lui convient plus, dans la femme qui se juge sévèrement devant le miroir. L'identification ne vient pas de la ressemblance extérieure, mais de l'émotion partagée. Vous n'avez peut-être jamais été berger en Andalousie comme le héros de Paulo Coelho, mais vous savez ce que c'est d'hésiter entre la sécurité et un rêve. C'est cette reconnaissance intérieure qui rend le genre si universel, et qui explique qu'un lecteur de soixante ans puisse être bouleversé par l'initiation d'un adolescent, ou une jeune femme par celle d'un vieillard.

Traverser une épreuve par procuration

Lire un roman initiatique permet de vivre une transformation sans en payer tout le prix. On traverse avec le héros la peur, la honte, la solitude, et l'on en ressort avec un peu de son courage. Boris Cyrulnik, qui a beaucoup contribué à faire connaître la notion de résilience en France, souligne l'importance des récits dans la manière dont on se reconstruit : mettre des mots et une histoire sur ce qu'on vit aide à lui donner un sens. Le roman n'est pas un soin et ne remplace jamais un accompagnement, mais il peut être un appui, une compagnie, une lampe allumée dans le couloir. Beaucoup de lecteurs racontent avoir lu un roman initiatique au bon moment, pendant une rupture, un changement de travail, une période de doute. Le livre ne leur a pas dit quoi faire ; il leur a montré qu'un chemin existait, et que d'autres, même imaginaires, l'avaient emprunté avant eux avec leurs peurs.

une lampe dans le couloir
Un roman ne remplace pas un accompagnement, mais il peut être cette lampe allumée dans le couloir, près de laquelle les pages se tournent d'elles-mêmes.

Repartir avec une question plutôt qu'une réponse

Les meilleurs romans initiatiques ne donnent pas de leçon. Ils posent une question et laissent le lecteur y répondre pour lui-même. C'est ce qui les distingue des livres de développement personnel, qui proposent des méthodes et des exercices : le roman, lui, raconte, et laisse chacun tirer ses propres conclusions. Cette liberté est précieuse. Deux lecteurs peuvent refermer Le Petit Prince avec des émotions très différentes, l'un pensant à l'amitié, l'autre à l'enfance perdue, un troisième à la mort. Le roman initiatique fonctionne comme une conversation qui continue après la dernière page. Vous pouvez d'ailleurs en faire un petit rituel : en refermant un tel livre, notez la question qu'il vous a laissée. Est-ce « de quoi ai-je vraiment besoin ? », « qui ai-je cessé d'écouter ? », « qu'est-ce que je remets à plus tard ? ». Relue quelques mois plus tard, cette question en dira long sur le chemin que vous avez parcouru vous-même, avec ou sans livre.

Quels romans initiatiques lire ? Ma sélection

Voici quelques romans initiatiques que je vous recommande, choisis pour leur force et leur diversité. Certains sont des classiques étudiés en classe qu'on redécouvre avec bonheur à l'âge adulte, d'autres sont des succès plus récents qui ont touché des millions de lecteurs. Je les ai regroupés selon le type d'initiation qu'ils proposent, pour vous aider à choisir selon votre humeur du moment : l'envie de retrouver l'élan de la jeunesse, celle de chercher un sens plus profond, ou celle de suivre des héros qui changent à un âge où l'on croit souvent que tout est joué.

Les classiques de l'apprentissage

Commencez par Candide, de Voltaire : ce conte philosophique suit un jeune homme naïf, élevé dans l'idée que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, qui découvre au fil de catastrophes en série que la réalité est bien plus rude. C'est drôle, rapide, cruel, et étonnamment moderne. Enchaînez avec Le Grand Meaulnes, d'Alain-Fournier, roman de l'adolescence et de la nostalgie, où le narrateur raconte sa fascination pour Augustin Meaulnes et pour un mystérieux domaine entrevu une nuit d'hiver. Si vous aimez les romans plus amples, L'Éducation sentimentale de Flaubert vous fera suivre Frédéric Moreau et sa passion pour Madame Arnoux, sur fond de révolution de 1848 ; c'est une initiation désenchantée, mais d'une grande finesse. Enfin, L'Attrape-cœurs de J. D. Salinger, avec Holden Caulfield errant quelques jours à New York après son renvoi du lycée, reste l'un des portraits les plus justes de l'adolescence en colère, et parle encore à toutes les générations.

Les quêtes de sens et de sagesse

Si vous cherchez une initiation plus spirituelle, Siddhartha d'Hermann Hesse est un bijou. On y suit un jeune homme de l'Inde ancienne qui quitte sa famille pour chercher l'éveil, tente plusieurs voies, se perd dans les plaisirs du monde, puis trouve auprès d'un passeur, au bord d'un fleuve, une sagesse qu'aucun maître ne pouvait lui transmettre. Le livre est court, lumineux, et se relit à différents âges avec des découvertes chaque fois nouvelles. L'Alchimiste de Paulo Coelho, succès mondial, raconte le périple de Santiago, un jeune berger andalou qui part à la recherche d'un trésor et apprend en route à écouter ce que l'auteur appelle sa « légende personnelle ». Enfin, Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry, qu'on croit parfois réservé aux enfants, est l'un des plus beaux récits d'initiation à l'amitié, à la responsabilité et à la perte. Ces trois livres se lisent vite, mais ils restent longtemps.

Les initiations d'aujourd'hui

Le roman initiatique contemporain s'intéresse souvent à des adultes, et il se mêle volontiers au roman feel-good. La Vie devant soi, que Romain Gary publia sous le pseudonyme d'Émile Ajar et qui obtint le prix Goncourt, raconte l'enfance de Momo auprès de Madame Rosa, dans le Belleville des années 1970 : c'est une initiation à l'amour, à la vieillesse et à la dignité, portée par une voix inoubliable. Du côté des romans plus récents, L'homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle suit un enseignant en vacances à Bali, dont la rencontre avec un vieux guérisseur bouscule toutes les certitudes. Ces livres montrent que l'initiation n'est pas l'affaire de la jeunesse : on peut apprendre à vivre à quarante, cinquante ou soixante-dix ans, et c'est même parfois plus émouvant, parce que l'on sait mieux ce que le changement coûte et ce qu'il demande de renoncer à d'anciennes certitudes.

Un roman initiatique à l'âge adulte : l'exemple d'Ada

J'ai gardé pour la fin une forme d'initiation qui me tient particulièrement à cœur : celle qui arrive au milieu de la vie. On imagine souvent que les grandes transformations appartiennent à la jeunesse, et que passé quarante ans, les jeux sont faits. Mon expérience de lectrice, et de romancière, me dit exactement l'inverse. C'est souvent quand la vie semble bien installée qu'une fissure apparaît, et que l'on découvre qu'on s'est oubliée en chemin. Parmi mes propres romans, Ada est né de cette conviction, et je voudrais vous expliquer pourquoi il appartient à cette famille des romans initiatiques.

On ne cesse jamais de s'initier

La vie adulte est pleine de seuils que personne ne célèbre : un anniversaire rond, un départ des enfants, une séparation, un changement de poste, un corps qui change. Ces passages n'ont pas de rites officiels, mais ils peuvent être aussi bouleversants que l'entrée dans l'âge adulte. Le roman initiatique contemporain leur donne une forme, et c'est peut-être pour cela qu'il connaît un tel succès auprès des lectrices et des lecteurs d'âge mûr. On y retrouve la structure ancienne (départ, épreuves, guide, crise, retour) appliquée à des situations très concrètes : une femme qui ose enfin prendre un congé, un homme qui reprend des études, une amie qui accompagne une autre dans une épreuve. Ces histoires rappellent qu'on n'a jamais fini de devenir soi-même, et que chaque âge a ses propres découvertes. Elles ont aussi le mérite de montrer que le changement ne ressemble pas toujours à une révolution ; il se fait souvent par petits pas, par petites victoires, par petits renoncements.

Ada, une initiation à quarante ans

Couverture du roman Ada, ou comment devenir une fantastibuleuse de Laëtitia KnopikDans Ada, mon roman initiatique sur l'estime de soi, j'ai voulu raconter précisément ce type d'initiation. Ada a quarante ans et toute une vie à remettre d'aplomb : une carrière prenante, un regard dur sur son corps, le poids des apparences, et le sentiment diffus de s'être perdue. Un événement inattendu la pousse à tout reconsidérer. Elle entame alors un voyage intérieur qui ne se mesure pas en kilos, mais en estime de soi, au fil de rencontres inspirantes, de doutes et de rires. Ce roman est né de mon métier de diététicienne, auprès de femmes qui manquaient souvent bien plus de confiance que de kilos en trop. Une lectrice l'a résumé ainsi : « Ada nous apprend beaucoup sur les films qu'on se fait dans la tête et les murs qu'on se construit seul. » C'est exactement ce chemin que j'ai voulu dessiner, avec légèreté, humour et beaucoup de tendresse pour mon héroïne et pour celles qui lui ressemblent.

Une question à vous poser avant votre prochaine lecture

Avant de choisir votre prochain roman initiatique, je vous propose de vous poser une question simple : de quel passage de votre vie auriez-vous envie de lire l'histoire ? Si vous traversez un tournant professionnel, un roman de quête comme L'Alchimiste vous parlera peut-être. Si vous avez envie de renouer avec la légèreté, Candide vous fera rire de vos propres naïvetés. Si c'est votre rapport à vous-même qui vous préoccupe, une initiation au mitan de la vie vous ressemblera sans doute davantage. Choisir un livre en fonction du seuil que l'on traverse, c'est une manière de transformer la lecture en compagnonnage. Et si vous avez déjà lu l'un de ces romans, je serais curieuse de savoir lequel vous a le plus accompagné, et à quel moment de votre vie : ces histoires de lecture sont souvent aussi belles que les livres eux-mêmes, et elles montrent à quel point un roman peut arriver à point nommé.

Quel livre pour quel seuil ?L'Alchimisteun tournantprofessionnelCandiderire de sesnaïvetésSiddharthaune soifde sensAdale regardsur soi
Chaque seuil de la vie a son livre, et il suffit parfois de lire le bon panneau pour trouver son compagnon de route.